lundi 11 septembre 2017

INFO FRANCEINFO. Des adhérents En marche ! en colère contre "le manque de démocratie interne" écrivent à Macron

Iront-ils jusqu'au tribunal ? "C'est l'ultime démarche, mais on n'a pas peur, on ira jusqu'au bout s'il le faut", assure à franceinfo Philippe Cattuzato, membre du Camem. Ce Collectif des adhérents du mouvement En marche et de La République en marche se bat depuis plusieurs semaines pour obtenir une médiation avec leur parti. Revendiquant plus de 9 000 adhérents, le collectif, qui s'est structuré en association, dénonce "un manque de transparence" et décrit un parti qui "pein[e] à se structurer de manière démocratique"
Début août, la présidente de ce collectif, Tiphaine Beaulieu, expliquait devant la presse avoir recueilli plus de 500 "faits probants" qui montrent "des dérives" de la part de certains membres. Face au silence des instances de leur parti, le collectif se tourne désormais vers l'Elysée. Une lettre, que s'est procurée franceinfo, a été envoyée au président de la République, Emmanuel Macron, ainsi qu'au Premier ministre, Edouard Philippe.

"Nos trois groupes ont, chacun à leur manière, tenter d'alerter la direction du mouvement"

Le 19 août, ces "marcheurs" en colère envoient donc deux lettres, à Matignon et l'Elysée. "Malgré le mépris et l'arrogance auxquels nous avons dû faire face, il
n'est pas question pour nous de laisser autant de marcheurs loyaux et authentiques partir par dépit, sans leur avoir donné les moyens d'obtenir des réponses aux situations et dérives constatées sur le territoire dont ils ont été les témoins directs ou les victimes", écrit Tiphaine Beaulieu, au nom de son association. "Nous ne sommes pas parvenus à nous faire entendre des dirigeants de LREM", constate-t-elle, dépitée. 
Nous avons reçu de comités locaux de plusieurs départements des informations attestant clairement de la mise en place de seigneuries locales.
Tiphaine Beaulieu, présidente du Camem
à franceinfo
Là encore, silence de l'exécutif. Un autre courriel est alors envoyé à l'Elysée le 4 septembre, cette fois au nom du Camem, mais aussi de deux autres groupes de "marcheurs", qui n'ont pas voulu sortir de l'anonymat, par "peur de représailles". Ensemble, ils représenteraient des centaines d'adhérents En marche ! "Depuis plusieurs mois, nos trois groupes ont, chacun à leur manière, tenté d'alerter la direction du mouvement sur les dérives constatées et le dévoiement pris par le mouvement", écrivent-ils.

L'Elysée renvoie à La République en marche

Sollicité par franceinfo, l'Elysée assure avoir bien reçu ces courriers. Néanmoins, explique la présidence, ce n'est pas le rôle du président de la République que de s'immiscer dans la vie de son mouvement. 
Dès que l'on reçoit un courrier qui interpelle ou met en cause le mouvement, on renvoie à une personne de LREM.
l'Elysée
à franceinfo
Contactée par franceinfo à la fin août, La République en marche expliquait n'avoir reçu aucune lettre demandant une médiation. "Nous avons vu Tiphaine Beaulieu en juillet. Elle voulait effectivement une médiation, mais n'a pas voulu donner les cas à la cellule de médiation d'En marche !" assurait la direction. "Il est intéressant de co-construire, mais à un moment donné, il faut avancer", ajoutait-elle. Les "marcheurs" en colère, eux, ne lâchent rien et promettent de dévoiler des cas concrets devant le tribunal si aucune discussion n'est engagée avec le parti. 

dimanche 10 septembre 2017

 

Sondage: la cote de confiance de Macron continue de reculer


EXCLUSIF + DOCUMENT - La popularité du chef de l’Etat a chuté de 8 points en deux mois dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique. L’effort de communication et de pédagogie effectué depuis la rentrée n’a pas suffi pour enrayer la baisse.

Ce n'est pas encore la cote d'alerte, mais la glissade se poursuit. La cote de confiance d'Emmanuel Macron a encore baissé de 3 points en septembre,  après une chute de 5 points en août dans le baromètre d'Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique. Les Français ne sont plus que 37% à faire confiance au président de la République, contre 45% au moment de son élection en mai. A l'opposé, ils sont désormais 58% à ne pas lui faire confiance (+3 points), dont 26% « pas du tout confiance », ce qui constitue un niveau élevé. 
« Le scepticisme gagne. L'effort de communication et de pédagogie effectué depuis la rentrée n'a pas suffi pour enrayer la baisse », note Bernard Sananès, le président d'Elabe. Alors que les réformes enclenchées par l'exécutif sont entrées dans le vif avec la publication  des ordonnances réformant le Code du travail , Emmanuel Macron est sorti de son silence la semaine dernière avec une  interview fleuve au « Point » . Elle lui a permis de donner de la perspective aux nombreuses réformes qu'il entend mettre en oeuvre, mais aussi de demander du temps aux Français. 

Philippe fait le plein de confiance à droite

Le Premier ministre suit une pente parallèle à celle du président de la République. Les Français sont dorénavant 32% à lui faire confiance, en baisse de 5 points. Sans réelle surprise, Edouard Philippe fait le plein de confiance à droite, sa famille d'origine.
Il a une politique de communucation très agressive depuis la rentrée, s'exprimant au minimum une fois par semaine sur un media audiovisuel.

Mobilisation contre la loi travail

Cette chute de confiance met le gouvernement dans une situation plus délicate alors que vont débuter la semaine prochaine les manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail. Si, pour l'instant, le rapport de force est en faveur de l'exécutif, tout dépendra de la capacité de mobilisation de la CGT, qui a appelé à manifester le 12 septembre, et de la France insoumise, qui a fait de même pour le 23 septembre. 
La chute de la confiance en Emmanuel Macron est beaucoup plus marquée parmi l'électorat de gauche, celui-là même qui l'a grandement aidé à conquérir l'Elysée. « Une partie de l'électorat de gauche de Macron trouve que sa politique envoie trop de signaux à droite. Il commence à avoir un problème avec cet électorat qui a voté pour lui au premier tour », souligne Bernard Sananès. 

Les retraités sanctionnent

Autre problème pour Emmanuel Macron : les retraités. Ils ne sont plus que 40% à lui accorder leur confiance, soit une baisse d'un tiers depuis son accession à l'Elysée. Une bonne partie d'entre eux subiront  la hausse de la CSG sans compensation . Un problème politique indentifié par la majorité. 
Sondage réalisé les 5 et 6 septembre par Internet auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas. 
 POUR EN SAVOIR PLUS :  

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/politique-societe/emmanuel-macron-president/010219099917-sondage-la-cote-de-confiance-de-macron-continue-de-reculer-2112519.php#ZYSPYJRCBpf40Ipp.99

Rennes : il met le feu à un drapeau français et se brûle, bien fait pour sa gueule

Naturellement, comme d’habitude, le manifestant courageux était masqué…
Naturellement, à Grenoble comme à Rennes, quand les gauchistes en veulent à Hollande, ils en profitent pour régler leurs comptes avec un pays qu’ils n’aiment pas, ils conchient donc allègrement les policiers et le drapeau de notre pays.
Dommage que les galères ça n’existe plus…
Manif à Rennes. Il met le feu à un drapeau français et se brûle la main
Au cours de la manifestation contre la loi Travail, ce mardi, à Rennes, un drapeau bleu blanc rouge a été incendié par un manifestant qui s’est brûlé la main. Il a été soigné à l’hôpital puis placé en garde à vue.
Ce mardi, lors de la manifestation contre la loi Travail, un drapeau français a été incendié par un manifestant. Cela s’est passé rue Anatole-France devant l’ancienne caserne Mac Mahon, au milieu du parcours.
Le drapeau bleu blanc rouge a entièrement brûlé. L’homme qui le tenait a été blessé à la main, car le feu a aussi pris dans un de ses gants.
Les policiers de la brigade anticriminalité ont tenté de l’interpeller, mais un groupe de manifestants s’est interposé. 
Finalement, le blessé a été soigné à l’hôpital, puis il a été placé en garde à vue au commissariat.
Complément de Jack
Un décret du 21 juillet 2010 institue une amende prévue pour les contraventions de la 5e classe, soit 1.500 euros, qui sanctionne « lorsqu’un fait est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore », de « détruire, détériorer ou utiliser de manière dégradante » le drapeau « dans un lieu public ou ouvert au public ». http://www.latribune.fr/vos-finances/20110901trib000646190/bruler-le-drapeau-francais-c-est-1.500-euros-sauf-si-c-est-de-l-art.html

"Président raté", "ego démesuré": une tribune dans le New York Times assassine Macron

Dans une tribune publiée dans le prestigieux quotidien américain, un professeur d'université attribue la chute de popularité du président français au "macronisme": cette manie du chef de l'Etat de concentrer sa politique autour de sa personne.

ENTRE CHARITÉ ET RESPONSABILITÉ, SI ON NUANÇAIT LE DÉBAT ?

Le pape François est décidément imprévisible. Ses récents propos au sujet de l’accueil des migrants qui doit primer sur la sécurité des nations en sont la preuve. Ils ont suscité des réactions tantôt épidermiques, tantôt laudatives. Entre les papophobes qui le traitent de communiste et les papolâtres qui en font le nouveau Jean-Paul II, quelques voix s’élèvent. Parmi elles, l’abbé de Tanoüarn, auteur d’une lettre ouverte au Saint-Père, ou Rémi Brague, philosophe catholique. L’un et l’autre tentent, avec respect et bienveillance, d’engager un dialogue sur un thème hautement sensible qui voit s’affronter deux notions a prioriincompatibles.
L’exigence de charité (l’accueil de l’étranger) est-elle compatible avec l’attachement à une nation dont l’histoire et la culture s’enracinent dans le christianisme, et dont l’État doit protéger les composantes essentielles, ainsi qu’assurer la sécurité ? Le dilemme est posé à de nombreux chrétiens. Rémi Brague, dans un entretien au Figaro du 1er septembre 2017, répond simplement à cette question complexe.
D’abord en rappelant que la notion d’accueil est bien vague : s’il s’agit de sauver des naufragés de la noyade, elle prend tout son sens. L’abbé de Tanoüarn ne dit rien d’autre lorsqu’il écrit : « L’accueil de l’étranger, tel qu’il est recommandé dans la Bible et dans ce passage du Lévitique en particulier, relève du devoir d’hospitalité, qui est sacré. Il ne s’agit pas, pour les juifs, de faire de la place aux étrangers dans la Terre promise, sinon sous certaines modalités bien précises et vraiment drastiques qui sont définies dans la Torah. » Mais, ajoute Rémi Brague, il faut se demander ce qui les a poussés à s’embarquer, et il rejoint le pape lorsqu’il dénonce la déstabilisation du Moyen-Orient par l’Occident, ou les passeurs qui s’enrichissent sur le dos des immigrés. Bon sens que tout cela.
Ensuite, en distinguant clairement, au-delà des obligations naturelles des immigrés dans le pays d’accueil (au premier rang desquelles en respecter la culture), les obligations personnelles de chacun du rôle de l’État, qui n’est pas le même. Et il revient sur la célèbre parabole du Bon Samaritain. « Une parabole s’adresse à moi. Elle m’invite à réfléchir sur ma propre personne singulière, ce qu’elle est, ce qu’elle doit faire. Un État n’est pas une personne. Or, il y a des choses qui ne sont à la portée que des seules personnes. Par exemple pardonner les offenses. Un État n’a non seulement pas la capacité de le faire, mais il n’en a pas le droit. Il a au contraire le devoir de punir et de ne laisser courir aucun coupable. En l’occurrence, c’est aux personnes, regroupées en associations, de s’occuper des malheureux. »
L’enseignement de l’Église ne dit pas autre chose. Il rappelle que l’État a le devoir de protéger ses ressortissants, y compris par les armes si nécessaire. Il rappelle que l’État a le devoir de protéger la culture, la langue, les biens matériels et spirituels de ses habitants. Il n’a jamais appelé à laisser d’autres populations s’installer en pays conquis et reconnaît le droit aux nations de limiter l’immigration pour ne pas déstabiliser leur fonctionnement. Jean-Paul II le rappelait aussi.
Ainsi, si notre devoir de chrétiens est d’accueillir celui qui frappe à notre porte, il n’est nullement incompatible avec d’autres exigences, ni avec celui de nous protéger d’une lente prise de possession de notre pays par des populations qui n’ont aucune intention de s’y assimiler. Avec tout le respect que nous devons au pape François, il est regrettable que son propos ne soit pas plus clair sur ce point. Et qu’il n’évoque jamais le problème de l’islam, pourtant central dans cette réflexion. Mais, on l’a dit, il est imprévisible. Et donc capable, d’ici quelque temps, de s’exprimer différemment sur le sujet. Souhaitons-le !
MACRON ET L’IMMIGRATION : PLUTÔT JANUS QUE JUPITER !

Devant le corps préfectoral qu’il a réuni mardi 5 septembre à l’Élysée, le président de la République a annoncé une « refondation complète » de la politique d’immigration et prôné un cap de fermeté pour la future loi qu’il veut voir bouclée début 2018. « Si nous n’agissons pas pour refonder » cette politique, « c’est le consensus républicain autour de notre tradition d’accueil et d’asile qui est remis en cause » et « les seuls gagnants sont les extrêmes ».
Examinons donc ce cap de fermeté évoqué par Emmanuel Macron. Cette refondation signifie-t-elle une remise en cause et une lutte contre l’immigration massive illégale ? Pas du tout. Il s’agit juste d’une adaptation à celle-ci et donc, en réalité, d’une fausse fermeté. Seule une « transformation » et non une réforme de notre politique de droit d’asile permettrait à notre pays de faire face à cette situation intenable qui ne fera qu’empirer.
Son propos se résume à une volonté de réduire à six mois le délai d’instruction des demandes d’asile, à refondre la politique d’intégration, à tenter de reconduire davantage à la frontière ou dans leur pays les centaines de milliers de déboutés qui se trouvent actuellement dans un « no man’s land administratif », à être plus constructif dans l’accompagnement des retours volontaires qui coûtent moins cher qu’une reconduite. Autant de vœux régulièrement formulés depuis vingt ans par les gouvernements successifs, sans résultats probants, hormis la période de légalisation des charters par Charles Pasqua en 1993. Et puis toujours, avec Macron, cette fascination sur l’exemple allemand ! Il inscrit son action dans le sillage de la politique généreuse d’Angela Merkel, qui avait ouvert la porte à un million de réfugiés en 2015, car il faut désormais « que le modèle français se rapproche du modèle allemand. Nous avons des défis communs », affirme-t-il. Ce qui est évidemment faux puisque les Allemands ont un déficit chronique de leur démographie et, donc, un besoin vital d’immigration massive – ce qui n’est pas le cas de la France.
Une vraie transformation consisterait à revoir notre politique du droit d’asile, qui est caractérisé par deux formes de protection : d’une part, un statut de réfugié traditionnel conforme à la Convention de Genève du 28 juillet 1951 et une « protection subsidiaire » attribuée à l’étranger qui ne remplit pas les conditions d’obtention du statut de réfugié et qui prouve qu’il est exposé dans son pays à la peine de mort, la torture, les traitements inhumains ou dégradants, mais aussi – et c’est là que le bât blesse – à une « menace grave et individuelle contre sa vie ou sa personne en raison d’une violence qui peut s’étendre à des personnes sans considération de leur situation personnelle et résultant d’une situation de conflit armé interne ou international ». C’est évidemment la porte ouverte à l’immigration massive incontrôlée, compte tenu du nombre de conflits dans le monde. Cette protection subsidiaire est la prolongation de l’asile territorial, créé en France en 1998 afin de légaliser l’accueil des ressortissants d’ex-Yougoslavie, et ensuite, entre 1994 et 1998, des ressortissants algériens menacés par le Front islamique du salut. De fait, l’histoire de la protection subsidiaire est liée au climat de guerre civile en Algérie.
La politique d’Emmanuel Macron ne fixe donc pas un cap de fermeté afin de limiter l’immigration massive. Seule un révision de cette notion de protection subsidiaire permettrait de limiter la casse. Sinon, pourquoi ne pas l’élargir au cas des réfugiés climatiques, puisqu’on y est ! Ce serait le pompon ! Non, Monsieur le Président, les gagnants d’une véritable transformation de notre droit d’asile seraient les Français, pas les extrêmes. Emmanuel Macron nous montre ses deux visages, un cap de fermeté d’un côté et une fausse fermeté de l’autre.
RÉFORME DE LA SNCF : FACILE D’EXIGER DES EFFORTS DES CHEMINOTS QUAND ON S’APPELLE MACRON
Ça commence par la SNCF, puis ce sera la RATP, puis EDF, puis la police nationale, puis les infirmières, et où cela s’arrêtera-t-il ?
Le Monde a exhumé des propos pas si vieux attribués à Emmanuel Macron au sujet de l’envie de l’exécutif de s’attaquer au régime spécial de la SNCF.
S’il est vrai que ce chantier fait partie de ses promesses électorales – une de plus qui n’a pas été lue avant de pousser béatement son bulletin de vote dans l’urne -, il n’en demeure pas moins que le sujet est explosif.
Je serai sans doute à contre-courant en affirmant que ce projet n’a rien du Grand Soir de justice sociale.
On peut parfaitement remettre en cause des primes désuètes liées à une époque où les locomotives brûlaient du charbon et que le cheminot mouillait indéniablement la chemise. En revanche, que l’on m’explique clairement où est la justice dans le fait de remettre en cause la nature même du contrat qui lie l’employé à l’employeur ?
Que je sache, le marché de l’emploi est ainsi fait que l’aspirant salarié (ou fonctionnaire) passe en revue les offres d’emploi disponibles à l’instant t et se dirige vers le travail qui correspond le mieux à ses aspirations. Cela inclut la localisation, le niveau de qualification, le salaire et les avantages. On arbitre ensuite entre les avantages et inconvénients et on signe son contrat. Pour le dire autrement : que ceux qui les jalousent postulent – la SNCF manque de conducteurs.
Les cheminots qui ont signé leur contrat ont accepté de ne pas passer Noël en famille, de ne pas choisir leurs dates de vacances, de ne pas dormir tous les soirs auprès de leur conjoint et d’être exposés aux agressions. Ils ne sont pas à plaindre, ils l’ont choisi. Ils ont aussi choisi la contrepartie qui était offerte, à savoir le départ à la retraite à 52 ou 57 ans.
Au nom de quel égalitarisme va-t-on leur dire, demain, qu’ils peuvent conserver les concessions faites en se séparant des avantages ?
Soyons clairs : comme chaque Français, j’ai souvent eu un remake d’Apocalypse Now dans ma tête lorsque j’ai voyagé en retard, subi les grèves ou déploré des suppressions de trains. C’est humain.
Pour autant, pourquoi devrais-je souhaiter que mon voisin soit aussi misérable que moi ? Parce que ça commence par la SNCF, puis ce sera la RATP, puis EDF, puis la police nationale, puis les infirmières, et où cela s’arrêtera-t-il ? Pas aux avantages des hommes et femmes politiques, apparemment.
Qu’il est facile d’expliquer aux autres qu’ils sont privilégiés, quand on dépense 25 SMIC en maquillage, quand on a un service d’ordre affecté à la surveillance de sa maison inhabitée, quand on prend des jets toute l’année pour aller dans d’autres pays pour échanger trois mots qui auraient pu l’être par téléphone, quand on dépense entre 200.000 et 600.000 € pour un congrès n’étant qu’un meeting politique déguisé ?
Il y a mille et une choses à revoir à la SNCF, mais savoir que le conducteur qui m’emmène à mon travail chaque jour devra partir plus tard à la retraite en espérant en profiter quelques années avant de crever d’un cancer chopé à respirer les particules de pollution ne m’apporte aucune espèce de satisfaction revancharde.
J’avoue ne pas comprendre cette rage qui anime certains à se réjouir sans cesse des efforts demandés aux autres, avant de se retrouver bien démunis lorsque cela les touche.
La seule satisfaction, dans cette histoire, serait d’écraser la CGT et autres syndicats révolutionnaires qui sont les premiers ennemis des cheminots, mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle alors que la meilleure publicité contre la CGT, c’est encore elle qui le fait le mieux.

Emmanuel Macron ne cèdera rien aux "fainéants", "aux cyniques", "aux extrêmes"

A Athènes, le président de la République a voulu ce vendredi afficher sa "détermination absolue" sur la réforme du droit du travail, quitte à employer des formules-chocs.

Encore une formule choc qui ne devrait pas laisser indifférent. A l'école française d'Athènes ce vendredi, Emmanuel Macron a assuré qu'il serait "d'une détermination absolue" sur la réforme du droit du travail. Il a ajouté: "Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir, chaque jour, la même détermination". 
Il entendait par cette formule "assumer" ses propos polémiques tenus fin août sur la France qui "n'est pas un pays qui se réforme". "Je l'ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie. D'aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation que j'assume", a reconnu Emmanuel Macron, théorisant ainsi au passage l'utilisation de formules-chocs. 
Ce qui n'a pas empêché le "Château" d'atténuer la portée des propos. Selon une source élyséenne, le président de la République parlait, en fait de fainéants, "de la classe politique qui appelle à des réformes depuis 15 ans". 

En juin, polémique sur la formule "les gens de rien"

Réduire les opposants aux ordonnances à des "fainéants", des "cyniques" ou des "extrêmes" ne manquera pas de faire réagir. Jean-Luc Mélenchon a été le premier ténor politique à réagir, faisant de l'expression présidentielle (un peu modifiée) un nouveau mot d'ordre pour sa mobilisation contre les ordonnances le 23 septembre. 
D'autant que la formule n'est pas sans rappeler certaines outrances passées du président et du candidat Macron. 
Le 29 juin dernier, lors de l'inauguration de Station F, plus grand incubateur de start-up au monde, le chef de l'Etat avait observé qu'elle était installée dans une ancienne gare et avait ajouté qu'une "gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien, parce que c'est un lieu où on passe, un lieu que l'on partage (...)". Un propos qui avait provoqué une avalanche de réactions indignées, notamment sur les réseaux sociaux. 

Un lourd passé de macroneries...

En janvier, le candidat Macron avait abordé lors d'une visite dans les Hauts-de-France, à Hénin-Beaumont, la question des difficultés économiques et sociales vécues par les habitants de cette zone frappée par le chômage. Selon L'Avenir de l'ArtoisEmmanuel Macron aurait notamment affirmé que "l'alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier".  
En mai 2016, lorsqu'il était encore ministre de l'Economie, Macron s'était déplacé cette fois à Lunel. Le ton y était monté avec deux militants CGT qui lui faisaient part de leurs difficultés financières et du fait qu'ils ne pouvaient pas se payer de "costard cravate". Réponse cinglante d'Emmanuel Macron: "Le meilleur moyen de se payer un costard c'est de travailler!".  
En septembre 2014 cette fois, et pour sa première intervention en tant que ministre dans les médias, il avait parlé de "salariées illettrées"dans l'abattoir breton Gad. Cette fois-là, il s'était excusé. 

Florence Portelli sur François Fillon : «Bien sûr, il y a eu complot»

LE SCAN POLITIQUE - La candidate à la présidence des Républicains, ancienne porte-parole de campagne de François Fillon, souhaite capter l'attention des électeurs de l'ex-premier ministre.
Candidate en lice pour la présidence de LR depuis le 29 août dernier, Florence Portelli s'est donné pour objectif que «la droite recouvre sa fierté». Dans cette perspective, l'ancienne porte-parole de François Fillon entend bien ne pas laisser de côté le douloureux dossier de l'impossible défaite de la droite à la présidentielle causée par les affaires qui ont visé François Fillon. Et rien de mieux qu'une interview dans l'émission «Face aux Chrétiens», diffusée sur KTO TV, La Croix, Radio Notre Dame et RCF, pour s'adresser au cœur de cible laissé orphelin de la campagne filloniste. «On a fait une très belle campagne des primaires, et d'ailleurs tout le monde a dit à ce moment-là qu'il avait surclassé les autres pendant le débat. (…) À titre humain, c'est quelqu'un qui avec moi, a toujours eu une attitude extrêmement respectueuse. Je ne vais pas aller cracher dans la soupe après, et je trouve ça assez écœurant de voir certains le faire, sans aucune pudeur», tance Florence Portelli.
«Sur le fond ce qui s'est passé ou pas, moi je ne suis pas juge, et je n'ai pas à me prononcer là-dessus», poursuit la candidate à la présidence des Républicains. Avant d'assurer que «bien sûr» il y a eu complot contre son candidat. «Pourquoi ça sort à cet instant-là, alors qu'il est depuis 36 ans dans la vie politique, que certains faits sont connus, notamment l'emploi de son épouse au Parlement?», s'interroge-t-elle. En plein marasme, en mars dernier, Florence Portelli avait défendu François Fillon sur BFM de manière un peu maladroite en estimant, au sujet de Pénélope Fillon, sur le fond «quand vous êtes assistant parlementaire, vous pouvez être payé à tricoter».

«Une chasse à l'homme orchestrée, feuilletonnée»

Si elle reste aujourd'hui indignée par le déroulé de la campagne, Florence Portelli confie tout de même avoir découvert quelques surprises au sujet de son candidat: «Oui, les costumes, ça m'a surpris». Et la conseillère régionale de se reprendre: «Mais enfin, pourquoi on est allé le traquer comme ça, alors que ça n'a jamais été fait pour d'autres? Cela faisait vraiment chasse à l'homme. Mais c'est surtout la façon dont c'est sorti, ça a été orchestré, feuilletonné (…) je rappelle que l'on instruit à charge et à décharge, et que le doute est consubstantiel à la procédure pénale. Et là le doute en l'occurrence a été largement occulté et oublié, ce qui est assez choquant», estime-t-elle.
Florence Portelli souhaite clairement se placer comme l'une des rares héritières du fillonisme: «Je pense que c'était un bon programme, courageux et qui aurait amené la France vers des horizons plus radieux que ceux vers lesquels nous nous acheminions avec Macron et Hollande. Donc moi, je ne regrette rien, je ne regrette pas d'avoir soutenu François Fillon».