L’affaire des costumes.
A Lire complètement ces deux articles. Il n’est pas impossible qu’il s’agisse là de l’affaire la plus grave. L’homme qui a offert les costumes à François Fillion, dont j’ai beaucoup entendu parler quand j’étais à Dakar de 1991 à 1992 est l’avocat libanais Robert Bourgi.
Inscrit au barreau de Paris, très influent dans le milieu de la France - Afrique dont l’image est particulièrement trouble c’est un homme d’influence qui a longtemps été à la clé des relations avec nombre de pays francophones d’Afrique.
Son métier consiste à se ménager des contacts au plus haut niveau en France et en Afrique pour pouvoir jouer efficacement le rôle d’intermédiaire. Les costumes offerts à Fillon en décembre 2016 entrent dans cette stratégie de recherche d’influence. En acceptant ces cadeaux, Fillon a pris le risque de devenir l’obligé de Bourgi, prêtant ainsi le flanc à l’accusation de trafic d’influence.
Les personnes élues à l’Assemblée nationale doivent en effet déclare au déontologue « tout don ou avantage d’une valeur supérieure à 150 euros dont elles ont bénéficié », « en lien avec leur mandat ». Si le déontologue de l’assemblée nationale le lâche ça va devenir très compliqué.
Cette figure de la «Françafrique» a reconnu, ce vendredi, avoir fait «un cadeau» d'un montant de 13.000 euros au candidat de la droite.
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L'identité de l'acheteur des vêtements de luxe du candidat de la droite et du centre a été confirmée. Il s'agit de Robert Bourgi, un avocat parisien, proche de plusieurs dirigeants africains. Portrait.
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