Réponse à Macron/Toulouse
Par François Danjou
A propos de l’aéroport de Toulouse, au cours de son débat avec Florient
Philippot Mr Macron n’a pas pas tout dit. En réalité, il a commis trois
fautes :
La première, incompréhensible de la part d’un homme d’Etat sensé
défendre les intérêts français, a été d’ordonner aux représentant
français au conseil d’administration de « toujours se ranger du côté des
Chinois pour les décisions importantes », ce qui a donné
une majorité réelle à un actionnaire minoritaire.
La deuxième aura été d’accepter les financements d’un consortium
chinois, principal acheteur des Airbus européens, dont la capacité de
pression est considérable.
La troisième fut d’accepter les capitaux de groupes financiers installés
dans des paradis fiscaux dont les intérêts sont à des années lumières
de ceux de l’aéroport de Toulouse. Par dessus tout, l’affaire a été
conduite d’une manière verticale et opaque en tenant
très peu compte des observations des associations locales.
« Ne pouvait-on pas faire autrement ? » interrogeait justement la député socialiste de la 1re
circonscription des Hautes Alpes, Karine Berger. Polytechnicienne, haut
fonctionnaire, membre de la Commission des finances de l’Assemblée
Nationale, elle considérait en effet que l’aéroport de Toulouse a été
« bradé » et que l’État aurait pu s’engager financièrement pour garantir
sa propre indépendance et se garder d’un sulfureux
mélange des genres entre la gestion de Blagnac et l’accès au marché
aéronautique chinois du groupe européen Airbus.
Ces fautes sont en
très grande partie dues au fait que l’état français en faillite est à la
recherche d’argent.
Le programme de François Fillon qui a pour objet de rétablir les finances publiques, vise précisément à réduire ces vulnérabilités. FD
Le programme de François Fillon qui a pour objet de rétablir les finances publiques, vise précisément à réduire ces vulnérabilités. FD
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