lundi 20 mars 2017

Réponse à Macron/Toulouse

Par François Danjou
A propos de l’aéroport de Toulouse, au cours de son débat avec Florient Philippot Mr Macron n’a pas pas tout dit. En réalité, il a commis trois fautes :
La première, incompréhensible de la part d’un homme d’Etat sensé défendre les intérêts français, a été d’ordonner aux représentant français au conseil d’administration de « toujours se ranger du côté des Chinois pour les décisions importantes », ce qui a donné une majorité réelle à un actionnaire minoritaire.
La deuxième aura été d’accepter les financements d’un consortium chinois, principal acheteur des Airbus européens, dont la capacité de pression est considérable.
La troisième fut d’accepter les capitaux de groupes financiers installés dans des paradis fiscaux dont les intérêts sont à des années lumières de ceux de l’aéroport de Toulouse. Par dessus tout, l’affaire a été conduite d’une manière verticale et opaque en tenant très peu compte des observations des associations locales.

« Ne pouvait-on pas faire autrement ? » interrogeait justement la député socialiste de la 1re circonscription des Hautes Alpes, Karine Berger. Polytechnicienne, haut fonctionnaire, membre de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale, elle considérait en effet que l’aéroport de Toulouse a été « bradé » et que l’État aurait pu s’engager financièrement pour garantir sa propre indépendance et se garder d’un sulfureux mélange des genres entre la gestion de Blagnac et l’accès au marché aéronautique chinois du groupe européen Airbus.

Ces fautes sont en très grande partie dues au fait que l’état français en faillite est à la recherche d’argent.

Le programme de François Fillon qui a pour objet de rétablir les finances publiques, vise précisément à réduire ces vulnérabilités. FD

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