En politique, tous les coups sont permis. Il suffit de se présenter au suffrage universel pour voir sa vie, parfois intime, être décortiquée, fouillée et étalée sur la place publique. Parfois à tort, parfois à raison…
C’est ce qui arrive à Véronique Avril, candidate de La République En Marche pour les législatives à Saint-Denis. Mediapart l’accuse d’avoir loué pendant 5 ans, à une famille de 5 personnes, un appartement de 23 m2 dans un immeuble insalubre en état de « péril imminent», au prix de 650 € par mois.
Des accusations reprises par le député PS sortant, Mathieu Hanotin, qui lui «demande officiellement de renoncer ». « Elle ne pouvait pas ne pas savoir que l’immeuble était complètement pourri », ajoute-t-il, précisant au passage que «les occupants ont été évacués au mois de décembre et vivent à l’hôtel ».
Dès hier soir, La République en marche a saisi son comité d’éthique qui « statuera dans les meilleurs délais sur la situation de Véronique Avril ».
Pour sa défense, l’intéressée déclare à Mediapart qu’elle ne touche plus de loyer depuis 3 ans. «La famille ne voulait pas partir. Ils ont été violents, ont changé la serrure. Je m’estime victime », dit elle.
Elle ajoute qu’elle s’attendait à ce que ces informations puissent être divulguées durant la campagne. «Si cela doit me nuire, ainsi qu’à mes proches et à En Marche, je ferai ce qu’il faut », promet Véronique Avril.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire