dimanche 11 juin 2017

Législatives: une candidate LREM accusée d’être une marchande de sommeil (Mediapart)

En politique, tous les coups sont permis. Il suffit de se présenter au suffrage universel pour voir sa vie, parfois intime, être décortiquée, fouillée et étalée sur la place publique. Parfois à tort, parfois à raison…
C’est ce qui arrive à Véronique Avril, candidate de La République En Marche pour les législatives à Saint-Denis. Mediapart l’accuse d’avoir loué pendant 5 ans, à une famille de 5 personnes, un appartement de 23 m2 dans un immeuble insalubre en état de « péril imminent», au prix de 650 € par mois.
Des accusations reprises par le député PS sortant, Mathieu Hanotin, qui lui «demande officiellement de renoncer ». « Elle ne pouvait pas ne pas savoir que l’immeuble était complètement pourri », ajoute-t-il, précisant au passage que «les occupants ont été évacués au mois de décembre et vivent à l’hôtel ».
Dès hier soir, La République en marche a saisi son comité d’éthique qui « statuera dans les meilleurs délais sur la situation de Véronique Avril ».
Pour sa défense, l’intéressée déclare à Mediapart qu’elle ne touche plus de loyer depuis 3 ans. «La famille ne voulait pas partir. Ils ont été violents, ont changé la serrure. Je m’estime victime », dit elle.
Elle ajoute qu’elle s’attendait à ce que ces informations puissent être divulguées durant la campagne. «Si cela doit me nuire, ainsi qu’à mes proches et à En Marche, je ferai ce qu’il faut », promet Véronique Avril.

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