Les Républicains: Edouard Philippe et Thierry Solère bientôt mis à la porte ?
POLITIQUE Le parti Les Républicains doit tenir lundi un bureau politique, au cours duquel l’exclusion des « constructifs » LR-UDI sera au menu…
On l’accuse
d’être « un professionnel de la trahison ». Thierry
Solère, initiateur du groupe « constructif » LR-UDI à l’Assemblée,
assure avoir reçu par courrier sa convocation d’exclusion du parti Les
Républicains, tout comme, affirme-t-il, Edouard Philippe et Gérald Darmanin, dans
un entretien au Parisien Dimanche.
« J’ai reçu ma
convocation d’exclusion par courrier, comme Edouard Philippe (Premier
ministre), Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics), Franck Riester
(député) et Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat). Je ne sais pas si je m’y
rendrai », indique au journal Thierry Solère. « On me reproche
quoi ? D’avoir fait un groupe parlementaire distinct des
Républicains ? », s’interroge le député des Hauts-de-Seine avant de
poursuivre : « Eh bien, si c’est cela, je dis à messieurs
Accoyer, Wauquiez et Ciotti qu’ils étaient tous les trois membres du groupe
R-UMP, qui avait scindé un temps le groupe UMP à l’Assemblée nationale lors de
la précédente législature. Ils n’ont pas été exclus pour autant à
l’époque ».
« Je ne me sens ni dans la majorité ni dans
l’opposition »
Le parti Les Républicains
doit tenir lundi un bureau politique, au cours duquel l’exclusion des
« constructifs » sera au menu. « Je ne me reconnais pas dans ce
vieux monde politique qui classe les élus comme des machines à voter qui votent
toujours pour tout ou toujours contre tout. Je ne me sens donc ni dans la
majorité ni dans l’opposition. Seulement un homme de droite qui veut en finir
avec les postures partisanes et qui ne donne pas pour autant un chèque en blanc
au gouvernement », affirme-t-il.
Concernant son élection à la questure vivement
dénoncée par Les Républicains (LR), Thierry Solère
explique : « J’ai proposé ma candidature pour que cette questure
soit ouverte à l’ensemble des groupes minoritaires de l’Assemblée nationale, et
pas seulement confisquée par un seul groupe, celui de LR. Où est le
problème ? » Pas sûr que ces arguments, loin d’apaiser la colère
d'Eric Ciotti ou de Christian Jacob, patron du groupe LR à
l’Assemblée, permettent à Thierry Solère de conserver sa carte au parti.
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