Seuls 26 % des Français ont été convaincus par le discours d'Emmanuel Macron à Versailles et 27 % par celui d'Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale
Sondage exclusif Atlantico/RMC/Harris interactive au terme duquel il apparaît également que 52 % des Français anticipent une hausse de leurs impôts malgré les promesses contraires du premier ministre
Quels enseignements retirer de ce sondage réalisé après le discours de politique générale d’Edouard Philippe ?
Les Français n’ont pas étés majoritairement convaincus par les discours du Président comme du Premier ministre. 42% des personnes interrogées déclarent ne pas l’avoir été concernant le propos d’Emmanuel Macron, 41% celui d’Edouard Philippe. Assez logiquement, les électeurs du Président de la République ont accueilli favorablement les deux prises de parole (55%).
D’une manière générale, ces interventions qui n’ont pas été suivies directement par les Français, souffrent d’un regard critique restitué dans les médias.
L’absence de souffle du Président a été relevé par les éditorialistes et a probablement eu une influence sur l’appropriation par les Français. Le discours de politique générale a probablement été perçu comme étant dans la même veine que celui d’Emmanuel Macron.
Même si le regard général est assez critique, on peut remarquer que les Français sont sensibles à certaines propositions. Notons ainsi que 80% des personnes interrogées accueillent favorablement la baisse de la taxe d’habitation, 79% la revalorisation de l’allocation adulte handicapé, 70% la création de 15 000 places de prison, 62% la modification du baccalauréat, 52% le prix du paquet à 10 euros et, enfin, 49% le fait de rendre obligatoire les vaccins aujourd’hui recommandés par les autorité de santé.
Au final ce sont, en premier lieu, les mesures permettant de favoriser le pouvoir d’achat et s’inscrivant dans une forme de justice qui sont jugées positivement par les Français. Il est frappant de remarquer la déconnexion entre le discours et l’appropriation des mesures. Le discours est mis à distance. Les mesures globalement appréciées.
Subsiste un doute quant aux effets pour les individus : 52% des Français anticipent une augmentation de leurs impôts, 10% une baisse et 38% aucun changement. Les électeurs d’Emmanuel Macron n’entrevoient, de leur côté, pas de changement. On peut voir ici l’effet de méfiance généralisé à l’égard des responsables politiques. Et notamment lorsqu’il est question de son « portefeuille ».
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