jeudi 10 août 2017

Nicolas Hulot épinglé par "Le Canard enchaîné" pour d'embarrassantes subventions
Nicolas Hulot épinglé par "Le Canard enchaîné" pour d'embarrassantes subventions
Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire satirique rappelle que plusieurs entreprises françaises ont subventionné sa fondation. Ce qui pourrait être source de conflits d'intérêts pour le nouveau ministre.


Après Richard Ferrand, c'est au tour d'un autre ministre d'être épinglé par Le Canard enchaîné. Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire satirique affirme que la fondation de Nicolas Hulot, rebaptisée Fondation pour la Nature et l'Homme depuis qu'Audrey Pulvar en a pris la présidence, aurait profité de larges rémunérations depuis plusieurs années.
Le Canard s'est plus particulièrement intéressé aux mécènes de la fondation, tel EDF qui aurait versé 460 000 euros par an jusqu'en 2012, puis 100 000 euros après. Des subventions qui pourraient créer un conflit d'intérêt puisque Nicolas Hulot occupe aujourd'hui le poste de ministre de la Transition écologique et qu'il va prochainement devoir prendre position sur l'EPR de Flamanville, détenu par EDF. 
Mais la liste des mécènes ne s'arrêtent pas là puisque l'entreprise Veolia a versé à sa fondation 200 000 euros annuels entre 2012 et 2017, et l'entreprise Vinci - chargée de construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - lui a donné 30 000 euros en 2014 et 2015. 
Nicolas Hulot : "Tout sera déclaré à la Haute Autorité"
L'hebdomadaire satirique a également rappelé que l'ancien présentateur de l'émission Ushuaïa avait créé en 1990 une société, Éole Conseil, principalement alimentée par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et de gels douche de la marque Ushuaïa. Or, "à partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480 000 et 715 000 euros de chiffre d'affaires par an. Une machine à cash pour l'écolo", souligne le palmipède. De plus, le quotidien a tenu à rappeler que 60 Millions de consommateurs avait épinglé le mois dernier trois produits de la marque Ushuaïa en raison de la présence de colorants allergènes ou d'une substance "soupçonnée d'être un perturbateur endocrinien".
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Pour sa défense, Nicolas Julot a indiqué au Canard enchainé que "tout sera déclaré à la Haute Autorité, c'est elle qui appréciera s'il y a conflit d'intérêts." A BFMtv, le ministre a déclaré que (sa) liberté de parole n'a jamais été mise en cause". Sur Public Sénat, il a ajouté : "Rien ne m'étonne. Je me disais juste quand [les révélations allaient être publiées]. Et bien c'est aujourd'hui. Si on ne peut pas faire face à ça, il faut rester chez soi". 
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