Dernière ligne droite : comment Fillon s'est préparé
À trois semaines du premier tour de la présidentielle, le candidat compte intensifier sa campagne à grand renfort de goodies, selon "Le Figaro".
PAR 6MEDIAS
Modifié le - Publié le | Le Point.fr
« On va avoir trois semaines d'une très grande intensité », a confié Vincent Chriqui, directeur de campagne de François Fillon, au Figaro . Pour le candidat de la droite et son équipe, les quelque vingt jours qui nous séparent du premier tour devraient être « absolument essentiels et déterminants par rapport au vote ». Pour cette dernière ligne droite, le candidat résolument jusqu'au-boutiste malgré ses déboires judiciaires compte mettre le paquet pour remonter dans les sondages. Sa première arme : les meetings, qu'il enchaînera en province à Lyon, Marseille, Lille, Montpellier, Nice, Toulouse, mais aussi à Paris ce dimanche, où plus de 8 000 personnes se sont déjà inscrites, à en croire les responsables de campagne. Un marathon qui devrait se conclure par un grand rendez-vous jeudi 20 ou vendredi 21 avril, avant la fatidique ouverture des urnes.
« Une assez grande incertitude au niveau du vote »
En plus de ces rassemblements en grande pompe, le candidat a prévu « 500 réunions de la société civile d'ici au premier tour », soit des réunions plus intimes ou encore des cafés-débats, ajoute-t-on dans l'entourage de François Fillon. Le candidat compte également écumer les plateaux de télé et les matinales. Du côté de la communication, les soutiens LR se sont lancés dans une grande campagne d'affichage et distribuent quelque 10 millions de programmes de 8 pages réduits en fascicules. Plus original encore, les équipes de François Fillon vont distribuer un autocollant « Fillon2017 » ou encore un tract à suspendre aux poignées de porte, tous deux à l'effigie du candidat faisant un clin d'œil. « Les goodies, ça plaît beaucoup, insiste Vincent Chriqui. Ça permet de donner une image un peu différente sur le terrain et d'entrer dans la discussion d'une manière un peu plus chaleureuse. »
Le but de ces multiples approches : passer devant le candidat de la France insoumise, en pleine ascension dans les sondages, au premier tour. « Notre souci, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon, c'est de rattraper les candidats qui ont une chance de figurer au second tour. Il y un début de remontée de François Fillon et on est persuadé que ça va se poursuivre », commente Vincent Chriqui, qui reconnaît cependant : « Il y a aujourd'hui une assez grande incertitude au niveau du vote, sans doute parce qu'on n'est pas encore suffisamment entrés dans le fond, sans doute en raison de la nature de certains candidats qui sont plus difficiles à identifier par l'électorat. » Confiant, le directeur de campagne s'en remet aux fidèles votants : « Partout, on a des salles combles avec un public qui n'est clairement pas qu'un public militant, avec une variété de populations. On retrouve le public de la primaire. » Et d'ajouter : « Il va encore se passer des choses d'ici au premier tour. »



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