mardi 11 avril 2017

PUBLIÉ PAR MANUEL GOMEZ LE 9 AVRIL 2017

Les derniers et tragiques évènements que nous vivons actuellement : bombe chimique en Syrie, bombardement américain contre Bachar Al-Assad, réaction russe contre cette « agression », folie furieuse du dictateur nord-Coréen, nous obligent à reconsidérer l’élection présidentielle qui se déroule en France.

En effet, la donne a changé car le président que nous allons installer à l’Élysée risque de se trouver devant une situation gravissime, celle d’être confronté à un possible conflit international, pour ne pas dire mondial.
Or j’ai vécu deux guerres, celle de 39/45 et la guerre d’Algérie et bienheureux sont celles et ceux qui n’en ont connu aucune car, si les attentats terroristes sont graves, meurtriers, sanglants, pour celles et ceux qui ont la malchance de se trouver là au mauvais moment, une guerre frappe tout le monde, que vous soyez là ou non. Posez la question aux malheureux habitants d’Alep et de Mossoul.
C’est donc ce président qui, durant cinq années, devra décider de notre participation à un conflit armé ou non.
Avons-nous le droit et le devoir d’y élire n’importe qui ? Non.
Peu importe les légèretés morales, les petits profits financiers, il nous faut peser notre énorme responsabilité sur le choix de celui qui risque de devoir programmer notre avenir et celui du pays.
Nous avons assisté à un spectacle « amusant » lors du récent débat à « onze » mais, sans me montrer méprisant, imaginez un Poutou, une Arthaud, un Cheminade, un Asselineau ou un Lassalle aux commandes du destin de la France ?
Sur les six prétendants soumis à votre choix, trois ont peu de chance d’accéder au second tour et ils devraient être suffisamment lucides pour s’en rendre compte. Dès lors ils demanderont à leurs électeurs de voter pour l’un des deux ou ni pour l’un ni pour l’autre mais ce sera trop tard car celui pour lequel ils souhaiteraient se prononcer ne sera sans doute plus présent…par leur faute et ils en porteront une lourde responsabilité.
Marine Le Pen sera probablement présente mais il est écrit que face à Emmanuel Macron ou François Fillon elle ne franchira pas le dernier obstacle : le « front républicain ».
Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.
La question qui se pose, qui nous est posée, est : qui est susceptible d’avoir les capacités nécessaires pour faire face aux évènements gravissimes qui nous attendent ? Et peu importe toutes les autres considérations, Macron ou Fillon ? Puisque l’un des deux sera le futur président de la république.
Et cela quel que soit notre choix personnel pour Marine !
Vous, Benoît Hamon, vous demanderez de soutenir Macron.
Vous, Jean-Luc Mélenchon, vous n’êtes pas propriétaires de vos électeurs : une partie rejoindra Macron et l’autre Marine.
Mais vous, Dupont-Aignan, vous savez que les deux millions et quelques de ceux qui auront voté pour vous se seraient partagés entre Marine Le Pen et François Fillon mais la réalité sera qu’aucun des deux n’en tirera le moindre profit. Il sera trop tard et vous en serez seul responsable.
Quant à vous, citoyens, qui voteront blanc ou ne voteront pas, vous porterez également une très lourde responsabilité et n’aurez aucun droit de vous plaindre quand le futur président prendra les décisions contraires à vos existences, à celles de vos enfants et à vos intérêts.
Élire un président de la République n’est pas un divertissement ni un spectacle : ce sont vos vies, votre avenir et celui du pays qui se jouent ce mois d’avril.
Soyez-en conscients !
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire